Veau Marengo : recette Traditionnelle et Savoureuse

Veau Marengo : recette Traditionnelle et Savoureuse

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Rédigé par Fanny

29 octobre 2025

Plongez au cœur de l’histoire avec un plat de légende : le veau Marengo. Bien plus qu’une simple recette, c’est un morceau du patrimoine culinaire français, né sur un champ de bataille en Italie. La légende raconte que ce plat fut improvisé par le cuisinier de Napoléon Bonaparte, un certain Dunand, le soir de la célèbre bataille de Marengo, le 14 juin 1800. Avec les moyens du bord, il aurait rassemblé du veau, des tomates, de l’ail, du vin blanc et de l’huile d’olive pour créer un ragoût réconfortant destiné à célébrer la victoire. À l’origine, le plat aurait même été garni d’écrevisses et d’œufs frits, symboles de fortune et d’ingéniosité.

Aujourd’hui, la recette s’est épurée pour devenir ce grand classique que l’on aime tant : une viande de veau incroyablement fondante, mijotée longuement dans une sauce onctueuse et parfumée à la tomate et aux herbes. C’est un plat généreux, convivial, qui embaume la cuisine et promet un moment de pur plaisir gustatif. Loin des complexités de la haute gastronomie, le veau Marengo est l’incarnation de la cuisine de terroir, simple et savoureuse. En suivant nos conseils, vous maîtriserez ce monument de la cuisine française et régalerez vos convives avec un plat qui a une âme et une histoire à raconter. Alors, enfilez votre tablier, nous partons sur les traces de Napoléon pour un voyage culinaire inoubliable.

25 minutes

90 minutes

moyen

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commencez par la préparation de la viande. Si vos morceaux de veau sont un peu gros, taillez-les en cubes réguliers d’environ 4 cm de côté. Séchez-les soigneusement avec du papier absorbant, c’est un détail qui a son importance pour obtenir une belle coloration. Mettez les morceaux dans un grand sac de congélation ou un saladier, ajoutez la farine, le sel et le poivre. Fermez le sac et secouez énergiquement ou mélangez bien à la main pour enrober chaque morceau d’une fine pellicule. Cette action, que les chefs appellent singer la viande, va permettre de créer une petite croûte dorée et contribuera à épaissir naturellement votre sauce durant le mijotage.

Étape 2

Faites chauffer l’huile d’olive dans votre cocotte en fonte sur feu moyen à vif. Lorsque l’huile est bien chaude, déposez-y les morceaux de veau farinés, en veillant à ne pas surcharger la cocotte. Il est préférable de procéder en deux fois si nécessaire. Laissez dorer la viande sur toutes ses faces sans la remuer constamment. La patience est la clé. Cette coloration intense est cruciale : c’est la fameuse réaction de Maillard, qui développe des arômes de grillé et donne toute sa profondeur au plat. Une fois les morceaux bien dorés, retirez-les à l’aide d’une écumoire et réservez-les dans une assiette.

Étape 3

Pendant ce temps, préparez votre garniture. Égouttez soigneusement les oignons grelots et les champignons de Paris. Dans la même cocotte, baissez légèrement le feu et faites revenir les oignons et les champignons pendant quelques minutes jusqu’à ce qu’ils prennent une légère couleur. Ajoutez l’ail en semoule et poursuivez la cuisson une minute en remuant pour ne pas qu’il brûle. L’ail libérera ainsi tous ses parfums.

Étape 4

Il est temps de rassembler tous les éléments. Remettez les morceaux de veau dans la cocotte avec la garniture. Augmentez le feu et versez le vin blanc d’un coup. Avec une cuillère en bois, grattez énergiquement le fond de la cocotte pour dissoudre tous les sucs de cuisson caramélisés. Ce geste technique, nommé le déglaçage, est le secret pour capturer toutes les saveurs et construire la base de votre sauce. Laissez l’alcool s’évaporer pendant une à deux minutes.

Étape 5

Ajoutez ensuite les tomates concassées, le concentré de tomates, le bouquet garni et le cube de bouillon de volaille. Versez de l’eau chaude juste assez pour couvrir la viande à hauteur. Portez le tout à une légère ébullition en remuant délicatement. Une fois l’ébullition atteinte, baissez le feu au minimum, couvrez la cocotte et laissez mijoter tout doucement pendant au moins 1 heure et 30 minutes. Le secret d’un veau Marengo réussi réside dans une cuisson lente et douce qui rendra la viande exceptionnellement tendre et fondante.

Étape 6

Après ce long et patient mijotage, votre plat est presque prêt. Retirez le couvercle : la sauce doit avoir réduit et être devenue onctueuse, nappante. Si elle vous semble trop liquide, vous pouvez laisser cuire à découvert sur feu doux pendant 10 à 15 minutes supplémentaires. Retirez le sachet du bouquet garni. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Votre veau Marengo est maintenant prêt à être dégusté.

Fanny

Mon astuce de chef

Pour un veau Marengo encore plus savoureux, n’hésitez pas à le préparer la veille. Comme tous les grands plats mijotés, il se bonifie avec le temps. Les arômes auront le loisir de se diffuser et de s’harmoniser, la viande s’imprégnera davantage de la sauce et gagnera en tendreté. Le lendemain, il vous suffira de le réchauffer très doucement à feu doux, dans sa cocotte. C’est le secret des grands-mères pour des plats en sauce inoubliables.

Quel vin pour accompagner le veau Marengo ?

Pour sublimer ce plat historique, l’accord avec le vin est essentiel. La sauce à la tomate et au vin blanc appelle un vin avec du caractère mais sans tanins trop agressifs.

Un vin rouge de la Vallée du Rhône : Un Côtes-du-Rhône ou un Gigondas, avec leurs notes de fruits rouges et d’épices, répondront parfaitement à la richesse de la sauce tomate.

Un vin blanc sec et charnu : Pour rester en harmonie avec l’ingrédient de la recette, optez pour un vin blanc de Bourgogne comme un Mâcon-Villages ou un Saint-Véran. Leur rondeur et leur fraîcheur équilibreront le plat à merveille.

L’histoire dans l’assiette : la légende du veau Marengo

Le nom de ce plat n’est pas anodin, il est un hommage direct à la victoire des troupes françaises menées par le Premier Consul Napoléon Bonaparte sur l’armée autrichienne, le 14 juin 1800, dans la plaine de Marengo en Italie. La légende, probablement embellie avec le temps, veut que le cuisinier de Napoléon, François-Claude-Gédéon Dunand, ait dû improviser un repas de victoire avec ce qu’il a pu trouver sur place. Les chariots de l’intendance étant loin derrière, il se serait procuré auprès des fermes locales du veau (ou du poulet selon les versions), de l’huile, des tomates, de l’ail et des oignons. Pour enrichir ce plat de fortune, il y aurait ajouté des écrevisses pêchées dans un cours d’eau voisin et des œufs frits. Napoléon aurait tellement apprécié ce plat qu’il en aurait fait son porte-bonheur, exigeant qu’on le lui serve après chaque bataille. Si les écrevisses et les œufs ont aujourd’hui disparu de la plupart des recettes, l’âme de ce plat rustique et savoureux, né de l’ingéniosité, demeure intacte.

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Fanny

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