Au cœur des récits napoléoniens, bien avant de devenir un classique de la gastronomie française, se cache une recette née sur un champ de bataille. Le veau Marengo n’est pas qu’un simple ragoût ; c’est un plat chargé d’histoire, une improvisation de génie née de la nécessité et de la victoire. La légende raconte qu’au soir de la bataille de Marengo, en juin 1800, le cuisinier de Napoléon Bonaparte, un certain Dunand, aurait dû composer un repas de fête avec les maigres ressources disponibles sur place. Du veau, quelques tomates, de l’huile d’olive, de l’ail, des oignons et un peu de vin blanc donnèrent naissance à ce plat mythique, originellement servi avec des écrevisses et des œufs frits, symboles de l’abondance retrouvée. Aujourd’hui, nous vous proposons de revivre ce moment d’histoire dans votre cuisine. Loin des champs de bataille, nous allons ensemble, pas à pas, recréer ce plat réconfortant et savoureux, en y apportant la touche de modernité qui en fait un monument intemporel du patrimoine culinaire. Préparez votre cocotte, nous partons pour un voyage gourmand sur les traces de l’Empereur.
30 minutes
120 minutes
moyen
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commençons par la préparation, le secret d’une cuisine organisée et sereine. Détaillez votre viande de veau en cubes réguliers d’environ 3 à 4 centimètres de côté. Ne les faites pas trop petits, ils risqueraient de se défaire à la cuisson. Épluchez les oignons et les carottes. Ciselez finement les oignons et coupez les carottes en rondelles pas trop fines. Épluchez et dégermez les gousses d’ail avant de les hacher. Égouttez soigneusement vos champignons de Paris en conserve.
Étape 2
Dans un grand plat creux, placez vos morceaux de veau. Saupoudrez-les généreusement avec les deux cuillères à soupe de farine. Mélangez bien avec vos mains pour que chaque morceau soit légèrement enrobé d’une fine pellicule blanche. Cette étape cruciale s’appelle singer. Singer : une technique qui consiste à enrober de farine un aliment, souvent une viande, avant de le cuire avec un liquide. La farine va épaissir la sauce pendant la cuisson et lui donner une onctuosité parfaite.
Étape 3
Faites chauffer l’huile d’olive dans votre cocotte en fonte sur feu moyen à vif. Quand l’huile est chaude, déposez délicatement les morceaux de veau farinés. Ne surchargez pas la cocotte, procédez en deux fois si nécessaire. L’objectif est de les faire dorer sur toutes les faces pour qu’ils arborent une belle couleur caramel. Cette réaction, dite de Maillard, va créer des sucs au fond de la cocotte, qui sont la base du goût de votre plat. Une fois bien dorés, retirez les morceaux de veau et réservez-les dans une assiette.
Étape 4
Dans la même cocotte, baissez légèrement le feu et ajoutez les oignons ciselés et les rondelles de carottes. Faites-les suer pendant environ 5 minutes, en remuant régulièrement avec une cuillère en bois. Ils doivent devenir translucides et tendres, sans pour autant colorer. Ajoutez ensuite l’ail haché et poursuivez la cuisson une minute de plus, juste le temps que ses parfums se libèrent.
Étape 5
Il est temps de passer au déglaçage, un mot qui peut impressionner mais qui est d’une simplicité enfantine. Versez le vin blanc sec dans la cocotte encore chaude. Avec votre cuillère en bois, grattez énergiquement le fond de la cocotte pour dissoudre tous les sucs de cuisson caramélisés. Déglacer : c’est l’action de verser un liquide (vin, bouillon, eau) dans un récipient de cuisson chaud pour récupérer les sucs caramélisés attachés au fond, concentrés en saveurs. Laissez l’alcool s’évaporer pendant une à deux minutes, jusqu’à ce que l’odeur de vin s’adoucisse.
Étape 6
Remettez les morceaux de veau dans la cocotte. Ajoutez le concentré de tomates, les tomates pelées avec leur jus (que vous pouvez écraser grossièrement à la cuillère), le fond de veau déshydraté et le bouquet garni. Versez de l’eau chaude jusqu’à couvrir la viande à hauteur. Salez modérément et poivrez. Portez le tout à une légère ébullition.
Étape 7
Dès les premiers frémissements, baissez le feu au minimum, couvrez votre cocotte et laissez mijoter tout doucement pendant au moins 1 heure 30. Le secret d’un bon Marengo réside dans une cuisson longue et douce. La viande doit devenir fondante, presque confite. N’hésitez pas à vérifier de temps en temps qu’il reste assez de liquide et remuez délicatement.
Étape 8
Environ 20 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez les champignons de Paris égouttés dans la cocotte. Mélangez doucement et poursuivez la cuisson à couvert. Cela leur laissera le temps de s’imprégner des saveurs de la sauce sans pour autant devenir trop mous.
Étape 9
Après environ deux heures de mijotage au total, votre veau Marengo est presque prêt. Goûtez la sauce et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Retirez le bouquet garni avant de servir. La sauce doit être onctueuse et la viande si tendre qu’elle se détache à la fourchette. Si la sauce vous semble trop liquide, vous pouvez la laisser réduire quelques minutes à découvert sur feu moyen.
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Du veau, quelques tomates, de l’huile d’olive, de l’ail, des oignons et un peu de vin blanc donnèrent naissance à ce plat mythique, originellement servi avec des écrevisses et des œufs frits, symboles de l’abondance retrouvée. Aujourd’hui, nous vous proposons de revivre ce moment d’histoire dans votre cuisine. Loin des champs de bataille, nous allons ensemble, pas à pas, recréer ce plat réconfortant et savoureux, en y apportant la touche de modernité qui en fait un monument intemporel du patrimoine culinaire. 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Ciselez finement les oignons et coupez les carottes en rondelles pas trop fines. Épluchez et dégermez les gousses d’ail avant de les hacher. Égouttez soigneusement vos champignons de Paris en conserve. », « Dans un grand plat creux, placez vos morceaux de veau. Saupoudrez-les généreusement avec les deux cuillères à soupe de farine. Mélangez bien avec vos mains pour que chaque morceau soit légèrement enrobé d’une fine pellicule blanche. Cette étape cruciale s’appelle singer. Singer : une technique qui consiste à enrober de farine un aliment, souvent une viande, avant de le cuire avec un liquide. La farine va épaissir la sauce pendant la cuisson et lui donner une onctuosité parfaite. », « Faites chauffer l’huile d’olive dans votre cocotte en fonte sur feu moyen à vif. Quand l’huile est chaude, déposez délicatement les morceaux de veau farinés. Ne surchargez pas la cocotte, procédez en deux fois si nécessaire. L’objectif est de les faire dorer sur toutes les faces pour qu’ils arborent une belle couleur caramel. Cette réaction, dite de Maillard, va créer des sucs au fond de la cocotte, qui sont la base du goût de votre plat. Une fois bien dorés, retirez les morceaux de veau et réservez-les dans une assiette. », « Dans la même cocotte, baissez légèrement le feu et ajoutez les oignons ciselés et les rondelles de carottes. Faites-les suer pendant environ 5 minutes, en remuant régulièrement avec une cuillère en bois. Ils doivent devenir translucides et tendres, sans pour autant colorer. Ajoutez ensuite l’ail haché et poursuivez la cuisson une minute de plus, juste le temps que ses parfums se libèrent. », « Il est temps de passer au déglaçage, un mot qui peut impressionner mais qui est d’une simplicité enfantine. Versez le vin blanc sec dans la cocotte encore chaude. Avec votre cuillère en bois, grattez énergiquement le fond de la cocotte pour dissoudre tous les sucs de cuisson caramélisés. Déglacer : c’est l’action de verser un liquide (vin, bouillon, eau) dans un récipient de cuisson chaud pour récupérer les sucs caramélisés attachés au fond, concentrés en saveurs. Laissez l’alcool s’évaporer pendant une à deux minutes, jusqu’à ce que l’odeur de vin s’adoucisse. », « Remettez les morceaux de veau dans la cocotte. Ajoutez le concentré de tomates, les tomates pelées avec leur jus (que vous pouvez écraser grossièrement à la cuillère), le fond de veau déshydraté et le bouquet garni. Versez de l’eau chaude jusqu’à couvrir la viande à hauteur. Salez modérément et poivrez. Portez le tout à une légère ébullition. », « Dès les premiers frémissements, baissez le feu au minimum, couvrez votre cocotte et laissez mijoter tout doucement pendant au moins 1 heure 30. Le secret d’un bon Marengo réside dans une cuisson longue et douce. La viande doit devenir fondante, presque confite. N’hésitez pas à vérifier de temps en temps qu’il reste assez de liquide et remuez délicatement. », « Environ 20 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez les champignons de Paris égouttés dans la cocotte. Mélangez doucement et poursuivez la cuisson à couvert. Cela leur laissera le temps de s’imprégner des saveurs de la sauce sans pour autant devenir trop mous. », « Après environ deux heures de mijotage au total, votre veau Marengo est presque prêt. Goûtez la sauce et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Retirez le bouquet garni avant de servir. La sauce doit être onctueuse et la viande si tendre qu’elle se détache à la fourchette. Si la sauce vous semble trop liquide, vous pouvez la laisser réduire quelques minutes à découvert sur feu moyen. » ], « aggregateRating »: { « @type »: « AggregateRating », « ratingValue »: « 4.6 », « reviewCount »: « 28 » } }Mon astuce de chef
Un plat mijoté est toujours meilleur réchauffé ! N’hésitez pas à préparer votre veau Marengo la veille. Les saveurs auront le temps de se mélanger et de s’intensifier, rendant votre plat encore plus gourmand. Il vous suffira de le réchauffer doucement à feu très doux avant de passer à table.
Accords mets et vins
Le veau Marengo, avec sa sauce riche à la tomate et au vin blanc, appelle un vin capable de lui tenir tête sans l’écraser. Pour un accord classique et sûr, optez pour un vin rouge de la vallée du Rhône, comme un Côtes-du-Rhône Villages. Ses notes d’épices et de fruits rouges mûrs complèteront à merveille la sauce. Si vous préférez le blanc, choisissez un vin avec du corps et une belle acidité pour trancher avec le gras du plat, comme un Chardonnay de Bourgogne ou un vin blanc sec de Savoie. Servez le vin légèrement frais, entre 14 et 16°C pour le rouge, et 10 et 12°C pour le blanc.
L’histoire fascinante du veau Marengo est intimement liée à Napoléon Bonaparte. Le plat tiendrait son nom de la bataille de Marengo, qui eut lieu le 14 juin 1800 dans le Piémont, en Italie. Après une victoire inespérée contre les Autrichiens, l’Empereur, affamé, aurait demandé à son cuisinier de lui préparer un repas. Ce dernier, confronté à la pénurie des approvisionnements, aurait improvisé avec les seuls ingrédients trouvés aux alentours : du veau, de l’huile, des tomates, de l’ail, et, selon la légende, des écrevisses pêchées dans un cours d’eau voisin ainsi que des œufs. Superstitieux, Napoléon aurait fait de ce plat son porte-bonheur, exigeant qu’il lui soit servi après chaque bataille. Si les écrevisses et les œufs frits ont aujourd’hui majoritairement disparu de la recette moderne au profit des champignons, l’âme de ce plat historique et improvisé demeure intacte.
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