Oubliez un instant la très classique, bien que délicieuse, blanquette de veau. Aujourd’hui, nous revisitons ce monument de la gastronomie française avec une version tout aussi savoureuse, plus accessible et diablement réconfortante : la blanquette de porc. Ce plat, qui mijote doucement et embaume la cuisine d’un parfum d’antan, est une véritable célébration des saveurs simples et authentiques. Loin des recettes complexes et intimidantes, celle-ci se veut une porte d’entrée vers l’art du plat en sauce, une invitation à prendre le temps de cuisiner avec amour. Nous allons vous guider pas à pas, comme si nous étions à vos côtés, pour que votre blanquette soit non seulement réussie, mais absolument mémorable. Préparez votre plus belle cocotte, nous partons pour un voyage au cœur de la tradition culinaire, où la tendreté de la viande et l’onctuosité de la sauce n’ont d’égal que le plaisir de la dégustation. C’est un plat qui raconte une histoire, celle des repas de famille du dimanche, des rires et du partage.
25 minutes
90 minutes
facile
€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par la préparation des éléments. Coupez votre sauté de porc en cubes réguliers d’environ trois à quatre centimètres de côté. Une taille uniforme est la clé pour une cuisson homogène. Ne retirez pas tout le gras, il apportera du goût et du moelleux à la viande durant la cuisson. Rincez les morceaux sous l’eau froide puis épongez-les soigneusement avec du papier absorbant. Pendant ce temps, égouttez les carottes, les champignons et les oignons grelots dans une passoire, mais conservez-les séparément pour le moment.
Étape 2
Placez les morceaux de porc dans votre cocotte et couvrez-les généreusement d’eau froide. L’astuce du départ à froid est essentielle : elle permet aux impuretés de la viande de remonter à la surface sous forme d’écume. Portez le tout à ébullition sur feu moyen. À l’aide d’une écumoire, retirez délicatement cette mousse grise qui se forme en surface. Cette opération, appelée écumer, garantit un bouillon clair et une sauce finale plus fine en goût. Une fois que le bouillon est limpide, ajoutez les deux cubes de bouillon de volaille, le sachet de bouquet garni, salez et poivrez modérément. Vous pourrez toujours rectifier l’assaisonnement plus tard.
Étape 3
Baissez le feu pour maintenir une très légère ébullition, juste un frémissement. Couvrez la cocotte et laissez mijoter tout doucement pendant au moins une heure. La patience est votre meilleure alliée. La viande doit devenir fondante, presque confite. Trente minutes avant la fin de cette cuisson, ajoutez les carottes en conserve dans le bouillon pour qu’elles s’imprègnent des saveurs.
Étape 4
Lorsque la viande est parfaitement tendre, préparez la sauce. Dans une casserole, faites fondre le beurre à feu doux sans le laisser colorer. Ajoutez la farine en une seule fois et mélangez vivement avec un fouet pendant deux minutes. Vous venez de réaliser un roux blanc, la base de liaison de votre sauce. Il est important de cuire la farine pour lui faire perdre son goût cru, mais sans la brunir pour conserver la couleur blanche de la blanquette.
Étape 5
À l’aide d’une louche, prélevez environ 75 centilitres du bouillon de cuisson du porc, en le filtrant à travers une passoire fine. Versez ce bouillon chaud petit à petit sur le roux, hors du feu, tout en fouettant énergiquement pour éviter la formation de grumeaux. Lorsque le mélange est lisse, remettez la casserole sur feu doux et laissez épaissir la sauce pendant quelques minutes, en remuant constamment, jusqu’à obtenir une consistance nappante, comme une crème anglaise.
Étape 6
La touche finale ! Hors du feu, incorporez la crème liquide, le jus de citron et la pincée de noix de muscade à votre sauce. Le citron va réveiller les saveurs et équilibrer la richesse de la crème. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. La sauce doit être veloutée, parfumée et parfaitement équilibrée.
Étape 7
Égouttez les morceaux de viande et les carottes. Dans la cocotte vidée de son bouillon restant, rassemblez la viande, les carottes, les oignons grelots et les champignons égouttés. Versez délicatement la sauce blanche sur le tout et mélangez avec une cuillère en bois pour bien enrober chaque élément. Faites réchauffer l’ensemble à feu très doux pendant cinq minutes, sans jamais faire bouillir pour ne pas altérer la texture de la sauce. Votre blanquette de porc est prête à être servie bien chaude.
Mon astuce de chef
Pour une sauce encore plus soyeuse et un goût plus profond, vous pouvez remplacer 10 centilitres de bouillon par 10 centilitres de vin blanc sec lors de la cuisson de la viande. Incorporez-le juste après avoir écumé et avant d’ajouter le bouquet garni. L’acidité du vin va attendrir la viande et complexifier les arômes de votre plat de manière subtile et élégante.
Accords mets et vins
La blanquette, avec sa sauce crémeuse et délicate, appelle un vin blanc qui saura respecter son équilibre sans l’écraser. L’accord parfait se trouve souvent avec un vin blanc sec, mais doté d’une certaine rondeur. Un Bourgogne blanc, comme un Mâcon-Villages ou un Saint-Véran, sera un excellent compagnon. Leurs notes de fruits blancs et leur texture légèrement beurrée épouseront à merveille l’onctuosité de la sauce. Pour une alternative, tournez-vous vers la vallée de la Loire avec un Chenin de Vouvray sec ou un Anjou blanc. Leur vivacité apportera un contraste rafraîchissant qui viendra sublimer la douceur du plat.
En savoir plus sur la blanquette
La blanquette est un pilier de la cuisine bourgeoise et familiale française, dont les premières traces écrites remontent au 18ème siècle. Son nom vient tout simplement de la couleur blanche de sa sauce, traditionnellement préparée sans brunir les ingrédients. Si la version au veau est la plus célèbre, au point d’être considérée par certains comme le plat national français, la recette se décline avec d’autres viandes blanches comme l’agneau, la volaille et, bien sûr, le porc. Le principe reste immuable : une viande non rôtie mais pochée dans un bouillon aromatique, puis nappée d’une sauce veloutée à base de roux blanc, de crème et parfois de jaune d’œuf. C’est l’archétype du plat mijoté, celui qui demande du temps et qui réconforte le corps et l’âme, un véritable symbole de la générosité de la cuisine française.
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