Bol de katsudon japonais avec escalope de porc panée croustillante, œuf baveuse et riz blanc fumant, garni d'oignons et de ciboulette japonaise

Katsudon, le bol japonais croustillant et réconfortant

User avatar placeholder
Rédigé par Fanny

11 août 2026

Cuisine japonaise · Plat principal

★★★★★ 4,6 45 min 🥘 Prép. 20 min 🍳 Cuisson 25 min 📊 Facile 🔥 680 kcal 🍽 2 personnes 📅 Toute l’année
↓ Aller à la recette
🔆 Mode cuisine — activez ce bouton pour garder votre écran allumé pendant toute la préparation, sans qu’il se mette en veille.

Le bol japonais qui rend heureux dès la première bouchée

Le katsudon est l’un des plats réconfortants les plus appréciés du Japon : une escalope de porc panée (tonkatsu), mijotée dans un bouillon sucré-salé à base de dashi et de mirin, liée par un œuf à peine pris, le tout posé sur un généreux bol de riz japonais fumant. Ce donburi (littéralement « bol de riz garni ») marie en une seule préparation le croustillant du panage panko, la profondeur umami du bouillon et la douceur soyeuse de l’œuf. Ancrée dans la cuisine japonaise quotidienne depuis la fin du XIXe siècle, cette recette est aussi associée à la chance avant les examens au Japon : katsu signifie à la fois « escalope panée » et « victoire ».

🥗 Valeurs nutritionnelles (par portion)

680 kcalCalories / portion
42 gProtéines
24 gLipides
72 gGlucides

🧰 Matériel nécessaire

  • 1 poêle profonde ou wok (pour la friture)
  • 1 thermomètre de cuisson (idéal pour atteindre 175 °C)
  • 1 petite poêle à bords hauts (ou poêle à oyakodon, Ø 18-20 cm) pour mijoter l’œuf
  • 1 casserole avec couvercle (pour le riz)
  • 2 grands bols en céramique (bols à donburi)
  • 1 grille de refroidissement ou plateau recouvert de papier absorbant
  • 1 couteau bien aiguisé (pour trancher le tonkatsu)

🛒 Les ingrédients

Pour personnes Coût estimé : · /personne
  • Pour le tonkatsu (escalope panée)
  • 2 côte(s) de porc dans le filet (environ 150 g chacune, soit 300 g au total)
  • 60 g de chapelure panko japonaise (grain grossier — marque Kikkoman ou Hoshino)
  • 40 g de farine de blé (type 55)
  • 1 œuf entier battu (pour la panure)
  • Sel et poivre noir du moulin
  • 500 ml d’huile neutre (tournesol ou arachide) pour la friture
  • Pour le bouillon sucré-salé et la garniture
  • 180 ml de bouillon dashi (1 sachet de dashi instantané dilué dans de l’eau chaude, ou dashi maison)
  • 30 ml de mirin (vin de riz doux — ne pas remplacer par du sucre seul, texture différente)
  • 30 ml de sauce soja japonaise (shoyu — type Kikkoman ou Yamasa)
  • 10 g de sucre en poudre
  • 1 oignon jaune, émincé en demi-lunes fines
  • 3 œufs frais (pour la garniture — légèrement battus, pas en omelette homogène)
  • 2 tiges de ciboulette japonaise (negi) ou ciboulette fine, ciselée (pour la finition)
  • Pour le riz
  • 300 g de riz japonais à grain court (riz à sushi, type Koshihikari ou Nishiki) — le riz basmati n’est pas recommandé ici, sa texture sèche ne convient pas au donburi

👨‍🍳 Préparation

Progression : 0 % des étapes cochées

Lire aussi :  Recette de Forêt-Noire Simple et Délicieuse

⏱ 10 min Les durées indiquées dans les étapes sont des minuteurs cliquables : touchez-les pour lancer le décompte directement.

  1. Rincer et cuire le riz. Rincez les 300 g de riz japonais à l’eau froide jusqu’à ce que l’eau soit claire (3 à 4 rinçages). Faites-le cuire avec 360 ml d’eau froide dans une casserole à couvercle : portez à ébullition, baissez au minimum, couvrez et laissez cuire ⏱ 13 min. Éteignez le feu et laissez reposer ⏱ 10 min sans soulever le couvercle. Cette méthode garantit un riz moelleux et légèrement collant, parfait pour le donburi.
  2. Préparer les escalopes. Incisez légèrement le bord gras de chaque côte de porc (2-3 petites entailles) pour éviter qu’elle ne se rétracte à la cuisson. Aplatissez-les à environ 1 cm d’épaisseur avec le plat d’un couteau ou un attendrisseur. Salez et poivrez généreusement des deux côtés.
  3. Paner les escalopes (méthode en 3 temps). Passez chaque escalope dans la farine (secouez l’excédent), puis dans l’œuf battu, puis dans la chapelure panko. Appuyez fermement avec la paume pour que le panko adhère bien. Réservez sur une assiette.
  4. Frire le tonkatsu à 175 °C. Chauffez l’huile dans une poêle profonde ou un wok jusqu’à 175 °C (vérifiez avec un thermomètre : un grain de panko jeté dans l’huile doit remonter et dorer en 30 secondes). Faites frire les escalopes ⏱ 4 min d’un côté sans les toucher, puis retournez-les et continuez ⏱ 3 min jusqu’à une couleur dorée profonde. Égouttez sur une grille ou du papier absorbant. Laissez reposer 2 minutes avant de trancher : ce temps de repos fixe les jus et préserve le croustillant.
  5. Trancher le tonkatsu. Découpez chaque escalope en tranches d’environ 2 cm de large, en biais. Maintenez les tranches assemblées pour les poser intactes sur le bol : le visuel des tranches est caractéristique du katsudon authentique.
  6. Préparer le bouillon sucré-salé. Dans une petite poêle à bords hauts (ou directement dans la poêle à oyakodon), versez le dashi (180 ml), le mirin (30 ml), la sauce soja (30 ml) et le sucre (10 g). Portez à frémissement sur feu moyen en remuant pour dissoudre le sucre. Ce bouillon est le cœur de la recette : le dashi apporte la profondeur umami sans écraser les autres saveurs.
  7. Cuire l’oignon dans le bouillon. Ajoutez l’oignon émincé dans le bouillon frémissant. Faites mijoter ⏱ 4 min à feu moyen jusqu’à ce qu’il soit translucide et légèrement fondant. Il doit conserver un peu de mâche, pas se désintégrer.
  8. Disposer le tonkatsu et lier avec l’œuf. Posez les tranches de tonkatsu sur l’oignon dans le bouillon frémissant. Battez les 3 œufs très légèrement à la fourchette : les jaunes et les blancs doivent rester partiellement distincts (5-6 tours de fourchette seulement). Versez les œufs en cercle sur la préparation. Couvrez aussitôt et coupez le feu. Laissez prendre ⏱ 1 min : l’œuf doit être baveuse, encore tremblant au centre. C’est le geste clé du katsudon : une cuisson trop longue donnerait un œuf caoutchouteux.
  9. Dresser les bols et servir. Répartissez le riz dans deux grands bols à donburi bien chauds. Faites glisser délicatement la préparation tonkatsu-œuf-oignon sur le riz à l’aide d’un couvercle ou d’une spatule plate. Parsemez de ciboulette ciselée. Servez immédiatement : le katsudon se déguste toujours chaud.

La recette en un coup d’œil

Le katsudon, c’est l’alliance de trois textures en un seul bol : le croustillant du tonkatsu pané au panko, la douceur fondante de l’œuf à peine pris et le moelleux du riz japonais imbibé de bouillon dashi. Testée en janvier 2026 dans notre cuisine, cette recette pour 2 personnes est prête en 45 minutes. Une préparation simple, un résultat généreux et profondément umami.

📌 Épingler cette recette

Bol de katsudon japonais : tonkatsu pané au panko, œuf baveuse et riz blanc, recette facile et réconfortante
Katsudon maison : porc pané croustillant, œuf soyeux, riz fumant. À refaire sans hésiter !
⬇️

✨ Mon katsudon, trois envies trois déclinaisons

Version poulet (chicken katsudon) : remplacez les côtes de porc par des blancs de poulet aplatis à 1,5 cm. La technique de panure et de mijotage reste identique. La cuisson à la friture est légèrement réduite (3 min de chaque côté à 175 °C). C’est la variante la plus demandée, et elle est tout aussi savoureuse.

Lire aussi :  Pommes de terre rôties à la suédoise : recette Hasselback

Version végétarienne : utilisez des tranches de tofu ferme (pressé 30 minutes pour enlever l’excédent d’eau), panées au panko de la même façon. Remplacez le dashi de poisson par un dashi de kombu et champignons shiitakés séchés. Le résultat est surprenant de gourmandise.

Accompagnements classiques : une soupe miso légère servie en parallèle est le complément traditionnel. Une salade de chou blanc finement émincé avec un filet de sauce sésame apporte de la fraîcheur. Quelques pickles de gingembre (gari) rafraîchissent le palais entre les bouchées.

❄️ Conservation

Le katsudon est conçu pour être consommé immédiatement : le panko ramollit dès qu’il est en contact prolongé avec le bouillon et l’humidité du riz. Si vous devez préparer à l’avance, conservez les éléments séparément : le tonkatsu frit (sans la sauce) se garde jusqu’à 24 heures au réfrigérateur dans un contenant hermétique. Réchauffez-le 8 minutes au four à 180 °C sur une grille pour lui redonner du croustillant, puis procédez au mijotage juste avant de servir. La congélation du bol assemblé n’est pas recommandée : l’œuf et le riz ne supportent pas bien la décongélation. En revanche, le tonkatsu frit seul se congèle parfaitement (2 mois maximum) : sortez-le la veille et réchauffez-le au four.

🍷 Saison & accords

🍷
Accords boissons : un thé vert japonais sencha légèrement tannique est l’accord le plus traditionnel et valorise l’umami du bouillon. Côté alcool, une bière japonaise légère (Asahi, Sapporo) ou un saké junmai demi-sec s’accordent très bien avec le gras du tonkatsu. Pour une option sans alcool, un thé hojicha torréfié apporte une note fumée qui complète la sauce soja.

Saison idéale :

Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc

💡 Conseils et astuces pour réussir votre katsudon

Comment éviter que le panage ramollisse dans la sauce ?
Le secret est dans la rapidité du mijotage final. Une fois le tonkatsu tranché et posé dans le bouillon frémissant, versez l’œuf immédiatement et couvrez. Le contact avec la sauce ne doit durer qu’1 minute maximum. En dessous de ce seuil, le panko conserve une mâche croustillante à l’extérieur tout en s’imprégnant légèrement du bouillon à la base, ce qui est la texture recherchée dans le katsudon authentique.
Quel riz utiliser pour un katsudon authentique ?
Utilisez impérativement un riz japonais à grain court (uruchimai), comme le Koshihikari ou le Nishiki, disponibles en épicerie asiatique ou en ligne. Sa teneur en amidon lui confère une texture légèrement collante et moelleuse, indispensable pour absorber le bouillon sans se désagréger. Le riz basmati, bien que courant dans certaines recettes adaptées, présente une texture sèche et aérée très différente qui ne rend pas justice au donburi.
Comment manger du katsudon ?
Le katsudon se mange avec des baguettes (hashi), en mêlant riz, œuf et tonkatsu à chaque bouchée. Au Japon, il est courant de soulever légèrement le bol et de le rapprocher de la bouche pour faciliter la prise. Il se consomme toujours chaud, dès qu’il est dressé, pour profiter du contraste de textures. Il n’y a pas de « bonne façon » stricte : l’essentiel est de mélanger légèrement les couches pour que le riz s’imprègne du bouillon.
Quelle est la différence entre le katsu et le katsudon ?
Le katsu (abréviation de tonkatsu) désigne simplement l’escalope de porc ou de poulet panée au panko et frite, servie seule avec du chou et une sauce tonkatsu épaisse. Le katsudon est une recette à part entière : le tonkatsu est mijoté dans un bouillon sucré-salé (dashi, mirin, sauce soja) avec des oignons et lié par un œuf, puis servi sur un bol de riz japonais. C’est le passage du plat à l’assiette au bol complet qui définit le donburi.
Peut-on préparer le katsudon à l’avance ?
La meilleure stratégie est de préparer le tonkatsu frit à l’avance (jusqu’à 24 heures avant, conservé au réfrigérateur) et de cuire le riz le jour même. Le mijotage final avec le bouillon et l’œuf doit toujours se faire au dernier moment, juste avant de servir : il ne prend que 5 minutes et c’est ce qui garantit la texture de l’œuf et le croustillant résiduel du panko.
Le donburi se sert-il chaud ou froid ?
Le donburi, et le katsudon en particulier, se consomme toujours chaud. Le riz doit être fumant au moment du dressage, et la préparation œuf-tonkatsu doit être versée dessus sans attendre. Un katsudon refroidi perd l’essentiel de son intérêt : le panko ramollit, l’œuf se fige et le bouillon ne parfume plus le riz de la même façon.

Votre avis sur la recette

4,6/57 avis · Donnez votre note en cliquant sur les étoiles !
5/5 - (382 votes)
Fanny

Laisser un commentaire