Risotto crémeux à la tomate et aux calamars

Risotto crémeux à la tomate et aux calamars

User avatar placeholder
Rédigé par Fanny

22 octobre 2025

Il est des plats qui, à leur seule évocation, transportent nos sens vers des rivages ensoleillés et des tables conviviales. Le risotto, ce pilier de la gastronomie italienne, en fait indéniablement partie. Loin d’être une simple préparation de riz, il est une véritable cérémonie, un ballet culinaire où chaque geste compte pour atteindre la perfection : une texture all’onda, c’est-à-dire « à la vague », à la fois fluide et crémeuse. Aujourd’hui, nous quittons les brumes de la plaine du Pô pour mettre le cap sur la Méditerranée avec une recette qui marie la terre et la mer : le risotto crémeux à la tomate et aux calamars. Ce n’est pas seulement une recette que nous vous proposons, mais une invitation à ralentir, à vous reconnecter à l’essentiel de la cuisine : le temps, la patience et l’amour du produit. Oubliez les idées reçues sur la complexité du risotto. Avec nos conseils, vous découvrirez que ce plat, symbole d’élégance et de réconfort, est à la portée de tous. Enfilez votre tablier, nous partons pour un voyage gustatif au cœur de l’Italie.

20 minutes

30 minutes

moyen

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commencez par la préparation des éléments. Dans une casserole, portez 1,5 litre d’eau à ébullition puis diluez-y votre bouillon déshydraté. Maintenez ce bouillon au chaud sur feu très doux tout au long de la recette. C’est un secret essentiel : un bouillon froid ajouté au riz chaud bloquerait la cuisson de l’amidon. Si vous utilisez des calamars surgelés, faites-les décongeler au préalable. Qu’ils soient surgelés ou en conserve, taillez-les en anneaux ou en morceaux de taille régulière pour une cuisson homogène.

Étape 2

Dans une grande sauteuse à fond épais, faites chauffer l’huile d’olive à feu moyen. Ajoutez les flocons d’oignon déshydraté et faites-les revenir une minute, juste le temps qu’ils libèrent leur parfum sans colorer. C’est ce qu’on appelle le soffritto, la base aromatique de nombreux plats italiens.

Étape 3

Versez le riz en pluie dans la sauteuse et augmentez légèrement le feu. Remuez constamment avec une cuillère en bois pendant environ deux minutes. C’est l’étape de la tostatura, ou torréfaction. Les grains de riz doivent devenir translucides sur les bords et conserver un petit point blanc opaque au centre. Cette action permet de nacrer le riz, c’est-à-dire de le rendre légèrement perméable à l’extérieur tout en protégeant son cœur riche en amidon. Il absorbera ainsi le bouillon progressivement sans se transformer en bouillie.

Étape 4

Déglacez avec le vin blanc sec. Versez-le d’un coup et remuez énergiquement jusqu’à ce que l’odeur d’alcool se soit complètement évaporée et que le liquide soit presque entièrement absorbé par le riz. Cette étape apporte une pointe d’acidité qui équilibrera la richesse du plat.

Étape 5

Baissez le feu à moyen-doux. Ajoutez la pulpe de tomates et l’ail en poudre, mélangez bien pour enrober chaque grain de riz. C’est le moment de commencer l’hydratation progressive. Versez une louche de bouillon chaud sur le riz. Remuez doucement mais quasi constamment. Le mouvement circulaire de la cuillère aide les grains à se frotter les uns contre les autres, libérant ainsi leur amidon et créant ce liant crémeux si caractéristique du risotto.

Étape 6

Attendez que la quasi-totalité du bouillon soit absorbée avant d’ajouter la louche suivante. Répétez cette opération pendant environ 15 à 18 minutes. Le riz doit être tendre à l’extérieur mais conserver une très légère fermeté à cœur, ce que les Italiens appellent al dente. Goûtez pour vérifier la cuisson.

Étape 7

Cinq minutes avant la fin de la cuisson du riz, incorporez les morceaux de calamars. Ils n’ont besoin que de quelques minutes pour cuire. Une cuisson trop longue les rendrait caoutchouteux. Salez et poivrez à votre convenance en tenant compte du sel déjà présent dans le bouillon et le parmesan.

Étape 8

Une fois le riz cuit à la perfection, retirez la sauteuse du feu. C’est l’instant magique de la mantecatura, l’étape finale qui donne au risotto son onctuosité incomparable. Ajoutez le beurre bien froid coupé en dés et le parmesan râpé. Mélangez très vigoureusement pendant une bonne minute. Ce choc thermique et cette action mécanique vont créer une émulsion parfaite, liant le gras (beurre et fromage) à l’amidon du riz pour un résultat incroyablement crémeux, sans avoir ajouté la moindre goutte de crème.

Étape 9

Couvrez la sauteuse et laissez le risotto reposer une à deux minutes. Ce temps de repos permet aux saveurs de s’harmoniser et à la texture de se parfaire. Juste avant de servir, parsemez de persil séché et mélangez une dernière fois. Le risotto doit être suffisamment fluide pour s’étaler doucement dans l’assiette.

Fanny

Mon astuce de chef

Le choix du riz est primordial. N’essayez jamais de réaliser un risotto avec un riz long grain classique. Les variétés italiennes comme l’Arborio (le plus courant) ou le Carnaroli (surnommé le roi des riz à risotto) sont riches en amylopectine, un type d’amidon qui se libère à la cuisson et garantit ce crémeux exceptionnel. Le Carnaroli est particulièrement apprécié des chefs car il conserve mieux sa fermeté à cœur, pardonnant plus facilement une légère surcuisson.

Accords mets et vins

Ce plat aux saveurs iodées et tomatées appelle un vin qui saura respecter son équilibre sans l’écraser. Un vin blanc sec et minéral sera votre meilleur allié. Tournez-vous vers l’Italie avec un Vermentino de Sardaigne ou un Pinot Grigio du Frioul, dont la fraîcheur et les notes d’agrumes trancheront avec le crémeux du risotto. En France, un vin de la vallée de la Loire comme un Sancerre ou un Pouilly-Fumé offrira une belle vivacité. Pour ceux qui préfèrent le rosé, un rosé de Provence pâle, sec et délicat, sera également un compagnon de choix, apportant une touche de fruits rouges discrète et rafraîchissante.

Le risotto est un plat emblématique du nord de l’Italie, principalement de Lombardie, du Piémont et de Vénétie, où la culture du riz est implantée depuis le 15ème siècle. À l’origine plat paysan, il s’est anobli au fil des siècles pour devenir une toile d’expression pour les plus grands chefs. Chaque région possède ses variantes, du célèbre risotto alla milanese safrané au risotto al nero di seppia à l’encre de seiche en Vénétie. Notre version, associant la tomate du sud à la technique du nord, est une célébration de toute la péninsule italienne, un pont culinaire entre les rizières et la mer.

Imprimer

5/5 - (388 votes)
Fanny

Laisser un commentaire